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Syndrome cave supérieur : apport du traitement de la néoplasie sous-jacente - 31/01/18

Doi : 10.1016/j.rmr.2017.10.522 
N. Fahem, R. Khemakhem , A. Ben-Saad, S. Joober, G. Trigui, S. Cheikh-Mkamed, M. Bouhoula, R. Kaddoussi, N. Rouatbi, A. El-Kamel
 Service de pneumologie et d’allergologie, Monastir, Tunisie 

Auteur correspondant.

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Résumé

Introduction

Le syndrome cave supérieur (SCS) secondaire à une néoplasie pulmonaire est assez rare. L’objectif du traitement du SCS est d’améliorer les symptômes et prolonger la survie des patients. Leur pronostic est lié principalement à la maladie causale.

Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective, comparative incluant 108 patients suivis entre 1990 et 2016 pour un syndrome cave supérieur d’origine tumorale au service de pneumologie au CHU Fattouma-Bourguiba de Monastir. Deux groupes ont été identifiés : Le premier groupe comportait des sujets ayant reçu une chimiothérapie curative pour la tumeur pulmonaire en cause et le deuxième groupe n’ayant pas reçu de chimiothérapie.

Résultats

Parmi les 108 patients, 35,2 % des patients avaient reçu une chimiothérapie curative pour la tumeur en cause avec un délai moyen de 30,27jours. Dans ce premier groupe, l’âge moyen des patients était de 60,9±26,1 ans (versus 59,8±12,5 ans chez le deuxième groupe, p=0,6). La taille de la tumeur était de 9,1±3,2cm (versus 8,8±4,5cm, p=0,3). Des métastases étaient présentes chez 66,6 % des patients du premier groupe (versus 61,4 %), p=0,5. Une radiothérapie palliative décompressive était associée dans 26,3 % des cas (versus 81,4 % des patients n’ayant pas reçu de chimiothérapie, p=0,1). Une régression complète du SCS était notée chez 21 % des patients du premier groupe. Une réponse partielle était obtenue dans 23,68 % des cas (versus 31,42 % des patients du deuxième groupe) et une aggravation de la symptomatologie dans 7 % des cas (versus 8,5 %), p=0,03. Sur le plan radiologique, une reperméabilisation de la veine cave supérieure était notée dans 2,6 % des cas (versus 1,42 %) et une régression de l’envahissement tumoral de la veine cave supérieure dans 34,21 % des cas (versus 5,71 %), p=0,001. La récidive clinique du SCS était notée chez 21,5 % des patients du premier groupe. La survie moyenne des malades ayant reçu une chimiothérapie était de 4,7±3,4 mois (versus 6,6±3,1 mois), p=0,1.

Conclusion

Les patients atteints de cancer bronchique avec un SCS ont une espérance de vie faible. En conséquence, le traitement chez ces patients constitue une urgence. Il semble qu’une chimiothérapie curative améliore les symptômes cliniques et aide au contrôle du SCS.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2017  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 35 - N° S

P. A225-A226 - janvier 2018 Retour au numéro
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